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93 exploitations certifiées pour G2V Services

Face à la demande grandissante du marché viticole, G2V Services accompagne aujourd’hui de nombreuses caves coopératives et maisons de négoce aux certifications environnementales.

Riche de son savoir-faire et de son expertise, G2V Services a ainsi permis en 2020 à 93 exploitations de recevoir la certification Viticulture Durable en Champagne et/ou Haute Valeur Environnementale. Ainsi, 270 ha ont été certifiés VDC cette année (dont 215 ha certifiés VDC et HVE). L’accompagnement personnalisé et les outils mis à disposition de nos clients sont les éléments clés d’une certification collective réussie.

Socofret (organisme certificateur) a ainsi pu vérifier le travail effectué en amont par nos équipes lors d’une semaine d’audit. Suite à une vérification du protocole suivi en interne par G2V, la société de contrôle procède à l’évaluation d’un échantillon d’exploitations. Cette évaluation terminée sans détecter d’élément bloquant la certification permet à l’ensemble des exploitations du collectif de bénéficier des certifications environnementales VDC et/ou HVE.

G2V Services ne compte pas s’arrêter là et peut compter sur une équipe renforcée pour débuter la prochaine campagne et accompagner un nombre plus important d’exploitations ! 

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Un nouveau référentiel Viticulture Durable en Champagne

La démarche de Viticulture Durable en Champagne est l’héritage d’un travail collectif débuté il y a plus de 20 ans. Les enjeux identifiés à l’époque sont au cœur des préoccupations de la société :

  • Maîtriser le recours aux intrants dans un objectif de respect de la santé et de l’environnement
  • Préserver et mettre en valeur le terroir, la biodiversité et les paysages viticoles
  • Gérer de manière responsable l’eau, les effluents, les sous-produits et les déchets
  • Réduire la dépendance énergétique et l’empreinte carbone de la filière

Dès 2001, un référentiel ambitieux, évolutif et adapté aux spécificités de l’appellation d’origine contrôlée Champagne a été mis en place par la profession. Il a permis d’initier une dynamique collective de progrès, basée sur le volontariat. Le référentiel s’est progressivement transformé en intégrant les évolutions réglementaires, les innovations techniques et les nouvelles demandes sociétales.

Un virage important a été opéré en 2014 avec la naissance de la certification Viticulture Durable en Champagne. Cinq ans après, plus de 20 % des surfaces de l’appellation bénéficient d’une certification environnementale dont plus de 15 % certifiées Viticulture Durable en Champagne. Dans sa quête de l’excellence, le vignoble s’est fixé comme objectif d’atteindre 100 % des surfaces certifiées à l’horizon 2030.

Une nouvelle version du référentiel en 2020

En 2020, le référentiel VDC évolue afin d’améliorer la compréhension de la démarche et de faciliter les audits. La nouvelle version du référentiel intègre les exigences de la Haute Valeur Environnementale (Voie A).

Composé de 99 exigences, le référentiel s’organise autour de 3 volets :

  • Je respecte la réglementation (avec 29 points réglementaires)
  • En route vers la Haute Valeur Environnementale (avec 11 points)
  • J’agis pour la Champagne (avec 42 points et 17 engagements)

Exhaustif et adapté aux spécificités de l’entreprise viticole champenoise, ce référentiel permet aux viticulteurs de repenser leurs pratiques en matière de recours aux intrants, biodiversité, paysage, gestion de l’eau et des déchets et consommation en énergie.

Source : Comité Champagne

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Certification par voie collective

Pour ne pas se retrouver « dos au mur » dans quelques années, les dirigeants de la coopérative de Sermiers ont décidé d’embarquer leurs adhérents dans une certification VDC collective, avec d’autres coopératives du secteur. « Nous avons voulu être moteur, créer une dynamique de groupe et emmener tout le monde, sachant que chacun peut avancer à la vitesse désirée, et possible pour lui.

Nous y réfléchissions depuis 2017, mais notre démarche a pris corps à la veille de la vendange 2018. Elle nous permet d’accompagner au mieux les vignerons, avec des outils techniques et humains adaptés. En mutualisant les coûts nous levons un frein, nous pouvons avancer. Nous sentons qu’il y a de l’envie. Avec l’énergie mise dans la démarche, nous pensons avoir 4 ou 5 adhérents de Sermiers certifiés dans l’année », annonce Vincent Jourdan, enthousiaste.

Président d’une coopérative consciente des exigences environnementales – et de celles des acheteurs de raisin – il a choisi avec son CA de déployer des solutions, « plutôt que d’avoir à subir ». Elles prennent appui sur une société de prestation de services, Vignopera, créée en 2016. Celle-ci s’est associée à G2V (Gestionnaire Vignoble et Vendange) Services, basée à Bezannes, pour impulser et structurer cette action collective qu’il qualifie « d’originale et mobilisatrice ». Elle l’est puisqu’en peu de temps 4 coopératives (Villedomange, Trigny, Serzy-et-prin et Sermiers) sont entrées dans la boucle, engagées dans la démarche Certico, portée par G2V. Elles seront bientôt rejointes par leurs consœurs de Courmas, Janvry, Jouy-les-Reims, Prouilly.

Sébastien Rigobert, fondateur (avec le cabinet Courtiers Champenois Associés) de G2V annonce que 200 viticulteurs adhérents à ces coopératives sont déjà passés en formation, avec diagnostics et plans de progrès réalisés. Il prévoit que d’ici la fin de l’année, ils seront 150 de plus et envisage un rythme d’agrégation de 50 à 60 exploitants par an par la suite. « Les premières certifications arriveront en mai, elles vont conforter l’engouement que nous percevons avec mes équipiers », déclare-t-il. Avec ces experts, il s’attache « à rendre digeste » la mise en œuvre de la VDC avec une méthodologie de progrès « adaptée à la saisonnalité ». Résultat, une « minorité de personnes restent en retrait » et il est persuadé qu’en entendant l’appel des décideurs champenois, elles y viendront aussi.

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Normaliser les bonnes pratiques viticoles

Sébastien Rigobert, à la tête de la société de prestation viticole G2V: «On ne doit plus voir cela»

À la tête de la société G2V, Sébastien Rigobert revient sur l’affaire d’Oiry, la prestation viticole en vendange et les bonnes pratiques à mettre en place autour d’un service de plus en plus demandé.

Comment avez-vous réagi en découvrant cette affaire d’hébergement indigne à Oiry ?

Comme chaque Champenois, comme chaque employeur, on ne peut que s’indigner, ne pas être satisfait de cet événement que vous avez relaté dans le journal. On a juste envie de dire : “On ne doit pas ou plus voir cela”.

Cette affaire porte les regards, si ce ne sont les critiques, sur la prestation viticole en général. Comment réagissez-vous face à cela ?

Il y a une très large activité de prestataires effectuée dans un cadre réglementaire, sain et respectueux de notre appellation. Il existe quelques cas isolés que l’on doit faire disparaître parce que cela ne correspond pas à l’éthique de la profession, de l’appellation Champagne.

Existe-t-il un cadre autour de l’activité de prestation, un organisme qui permettrait de régir une activité qui croît d’année en année depuis quelque temps ?

Le seul cadre est celui de la loi du travail ainsi que des règles sociales communes à tous. Comme tout développement d’activité exponentiel – c’est le cas de la prestation de services depuis quatre ou cinq ans –, il faut l’accompagner d’un cadre ou avoir la certitude que les bonnes pratiques sont respectées. J’œuvre depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois pour que l’on trouve la bonne façon d’encadrer des pratiques au-delà de la loi. Cela afin de rassurer les donneurs d’ordre mais aussi protéger les saisonniers et l’appellation vis-à-vis des pratiques sociales pendant la vendange.

Il faut ici rappeler que le prestataire est un intermédiaire entre un travailleur saisonnier et un donneur d’ordre (maison, vigneron ou coopérative). Ce dernier est tout aussi responsable, au moins socialement, des conditions de travail des travailleurs saisonniers…

Prenons le cas de l’hébergement, une très grande partie de nos donneurs d’ordre nous demande une attestation d’hébergement pour ceux qui le sont. La loi ne l’exige pas. Il existe d’autres éléments de ce type à tous les stades de l’embauche, du recrutement au versement des salaires. Précisons d’ailleurs que nous veillons à la sécurisation des flux financiers et que le règlement des salaires se fait uniquement par virement bancaire.

Ne pourrait-il exister un syndicat de prestataires ou un organisme chapeautant ces entreprises proposant leurs services ?

Je laisse à l’interprofession Champagne le soin de définir le cadre dans lequel travailler et je me mets à disposition pour avancer ensemble. Je tiens à souligner le travail expérimental mené dans l’Aube.

Oui, une charte emploi agricole signée l’été dernier et dont des conclusions devraient être rendues dans les prochains mois…

Cette expérimentation sur les bonnes pratiques pourrait être enrichie de tous (interprofession, organismes sociaux comme la MSA, services de l’État) et s’étendre à tout le territoire champenois.

Chez G2V, comment gérez-vous près de 1 000 saisonniers pendant la vendange ?

Le premier point, essentiel, est d’informer les travailleurs, avant qu’ils partent de chez eux, de leurs conditions de vie (hébergement s’il y a, transport…) et de travail. Il ne faudrait pas qu’ils aient une image décalée entre ce qu’on leur promet et la réalité, surtout pour ceux qui font plus de mille kilomètres. Tous les documents d’embauche sont rédigés dans leur langue d’origine et envoyés avant le départ du travailleur à son domicile. À l’embauche, le contrat de travail est rédigé en français, polonais, bulgare ou anglais. Idem avec les livrets d’accueil. Nous nous sommes aussi attachés à avoir des correspondants locaux de l’entreprise implantés dans différents pays pour soigner le recrutement et être un interprète culturel.

Ce serait effectivement mauvais pour l’image de la Champagne, qui exporte ses produits partout dans le monde, qu’on ne fasse pas attention aux conditions de travail de saisonniers étrangers…

C’est surtout pour le respect du travailleur et son efficacité. Nous avons aussi réalisé des vidéos dans différentes langues, envoyées aux travailleurs en amont, pour leur montrer les gestes.

Cela n’est-il pas plus facile à organiser pour une entreprise de taille importante comme la vôtre plutôt que pour de plus petites structures ?

La traduction du contrat en bulgare me coûte 140 euros. Il y a un seul document pour chacun. Je ne suis pas sûr que ce soit un coût trop élevé pour l’entreprise qui accueille. Il ne s’agit pas de tomber dans trop de contraintes mais de donner un cadre simple et léger, que la majorité d’entre nous respecte déjà d’ailleurs. Tant que l’accueil est bon, respecte le travailleur, qu’il s’agisse d’une entreprise de travailleurs détachés ou aux conditions de travail françaises, peu importe. Si tout est respecté, cela sera bon pour tout le monde. Il faudrait favoriser l’emploi des locaux et Français qui souhaitent venir. Ensuite, si nos bassins locaux et français ne suffisant pas, faire appel à l’extérieur. J’espère que les prochains mois seront marqués par un travail important de tous pour nous présenter sans risque et sans zone d’ombre aux prochaines vendanges.

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Vendanges 2018 : des vendangeurs polonais au secours des récoltes

Les vendangeurs français se font rares et les domaines de champagne ont souvent recours à de la main d’œuvre étrangère. Certains ont l’impression que la culture du travail saisonnier se perd en France.

La saison des vendanges est pleinement lancée en Champagne. C’est donc parti pour environ 10 jours de coupe de raisins. Et en Champagne, la coupe doit se faire à la main, pour respecter les règles de l’appellation. Les viticulteurs ont donc besoin de beaucoup de vendangeurs.

Mais la main d’œuvre française manque à l’appel. 10 jours de travail difficile pour environ 1000 euros, les volontaires ne sont que très peu nombreux. Alors les maisons de champagne font appel à des vendangeurs étrangers. Des espagnols, des marocains, mais aussi et surtout des Polonais et des Bulgares.

“On arrive toujours à se comprendre”

Au domaine du Chaudron dans la Marne, nous avons rencontré les 45 vendangeurs à la tâche.

Dans les rangs de ces vignes, la langue que l’on entend le plus ces jours-ci, c’est le polonais. Ces 45 vendangeurs polonais viennent de parcourir 1 500 kilomètres en bus. Ils ne parlent pas un mot de français, alors un traducteur est nécessaire pour leur donner les consignes.

La manière de travailler est donc forcément un peu différente. Mais Patrice Poupelin, le responsable du vignoble s’adapte.

“Quand ils arrivent il y a un traducteur, il y a une mise en place, on leur explique le travail. Moi je parle toujours un petit peu anglais, ou on fait du ‘fran-polonais’ mais on arrive à se comprendre.”

“J’ai l’impression que la culture du travail saisonnier disparaît”

Et puis dans chaque équipe il y a toujours des habitués. Qui commencent à bien connaitre le domaine. Piotr a 52 ans et vient depuis 7 ans faire les vendanges ici.

“Je travaille dans le bâtiment en Pologne. Ici, je gagne en 10 jours ce que je gagnerais en un mois là-bas. Même si c’est dur ça me fait quand même un sacré complément de salaire.”

Pour 10 jours de travail, Piotr va gagner autour de 1 000 euros. Exactement le même salaire qu’un Français. Mais en plus, le viticulteur doit payer le transport, l’hébergement et le traducteur. Mais Sébastien Rigobert, en charge du recrutement pour plusieurs maisons de champagne, n’a pas le choix.
“Il m’est difficile voir presque impossible d’avoir l’intégralité de mes vendangeurs qui soient français. Il y a quand même des conditions de travail qui sont difficiles pour quelqu’un qui n’est pas habitué. J’ai l’impression que la culture du travail saisonnier disparaît.”

Et parmi les 900 vendangeurs recrutés cette année par Sébastien Rigobert, 600 sont étrangers.